“La sophrologie ne vise pas à rendre la vie extraordinaire, mais rendre l’ordinaire extra”

/Alfonso Caycedo/

Qu’est-ce que la sophrologie ?

Le terme SOPHROLOGIE vient du Grec, où SOS signifie l’harmonie, PHREN = esprit, conscience et LOGOS = science, étude, discours. La sophrologie c’est donc la science de conscience en harmonie. 

Cette méthode a été fondée dans les années ’60 par un neuropsychiatre colombien, Pr Alfonso Caycedo. Elle réunit un ensemble des outils et des techniques occidentales (phénoménologie de Binswanger, relaxation progressive de Jacobson) et orientales (yoga, zen, méditation). Ces techniques sont simples et accessibles pour tous, qui ne nécessitent aucun conditionnement ou matériel spécifique, mais qui doivent être pratiquées régulièrement pour qu’une personne puisse prendre conscience de son corps et de son monde intérieur.

 J’aime bien l’expression de Dr Patrick-André Chéné que j’ai trouvée dans l’un des ses livres : “la sophrologie est une discipline de vie, un rendez-vous avec soi qui permet de se retrouver”. En effet, la sophrologie est un apprentissage, mais au lieu d’apprendre la nouvelle langue, d’apprendre de jouer sur un nouveau instrument de musique, ou au lieu de pratiquer un sport pour améliorer sa performance, dans la sophrologie nous travaillons sur notre conscience, et on ne peut le faire que si on nous libère un peu de place, un peu de temps dans nos vies bien chargées.

Enfin, quand on parle de la sophrologie, le plus souvent on entend dire que c’est une méthode de relaxation. Certes, mais une relaxation dynamique : une présence active de la personne est nécessaire pour que la sophrologie puisse agir. Cette méthode combine des exercices respiratoires, des exercices de contemplation, de visualisation positive et des mouvements physiques simples (pour tendre-détendre le corps) qui nous permettent de retrouver notre équilibre, notre harmonie de vivre. Il est vraiment important de bien distinguer la “simple” relaxation qui ne vise que la détente et le lâcher-prise, et la sophrologie. Pr Caycedo disait même que “la sophrologie démarre là où la relaxation s’arrête”

 

Comment la sophrologie agit-elle ?

La sophrologie ne nous prive pas de nos symptômes, mais nous aide à mieux les intégrer.

Elle n’arrête pas le flux de nos pensées, mais elle nous apprend de choisir sur quoi nous voulons placer notre attention, qu’est-ce qu’il est important pour nous en ce moment. En effet, notre cerveau n’est pas pluridisciplinaire, il ne peut pas faire plusieurs choses en mêmes temps. Si nous portons notre attention à notre corps, à nos ressentis, à notre respiration, nous “sortons” alors de notre tête, de nos pensées. Donc, quand nous sommes en train de vivre un moment difficile qui nous amène un sentiment du stresse, de l’anxiété, les différentes techniques sophroniques nous permettront de détendre notre corps, et par la suite de détendre notre esprit. C’est le principe-même de la sophrologie: une action positive sur une partie du corps se percute sur l’ensemble de l’être.  

La sophrologie prend donc en compte la personne dans sa globalité avec ses dimensions psychiques, physiques, émotionnelles. C’est ce qui permet à la personne de retrouver son équilibre, à mieux se connaître pour faire face aux différentes situations de la vie quotidienne, à mieux gérer ses émotions, à dépasser ses limites ou ses freins.  La pratique régulière de la sophrologie nous permettra nous sentir mieux avec vous-mêmes, à développer la confiance en soi ce qui nous permettra nous projeter positivement dans l’avenir.

La sophrologie nous permet donc nous changer, changer notre vie, nos horizons, nos façon de voir et de faire, mais pour pouvoir nous changer nous devons dans un premier temps s’interroger sur nous-mêmes : se poser des questions sur ce qui va ou ne va pas, si nous sommes en adéquation avec nos valeurs, où nous sommes avec nos émotions, si nous sommes en phase avec nous-mêmes. 

Les bienfaits de la sophrologie : 

  • être à l’écoute de ses ressentis
  • relâcher l’esprit
  • se détendre  (relâcher le corps)
  • se sentir mieux avec soi-même
  • développer la confiance en soi
  • récupérer de l’énergie
  • renforcer ses capacités, retrouver ses valeurs
  • apprendre à communiquer sans jugement ni à prioris
  • améliorer la qualité du sommeil
  • améliorer les relations au travail, familiales ou sociales
  • renouer avec le passer
  • se projeter positivement dans l’avenir

A qui s'adresse-t-elle ?

Aux enfants à partir de 5-6 ans, aux adolescents, aux adultes, aux personnes âgées.

Elle s’applique dans le domaine du sport (préparation aux compétitions, aux défis individuel), dans le domaine de la santé (gestion des émotions telles que la peur ou l’anxiété en vue d’une intervention médicale importante), dans l’éducation (réussir les examens, préparation aux concours, gestion du stress, concentration, motivation), dans les entreprises (gestion du stress, relations interpersonnelles, travail en équipe, changements, confiance en soi, motivation, créativité), et enfin pour le mieux être au quotidien (troubles du sommeil, confiance en soit, gestion des émotions, ancrage).

Ma spécialité : accompagnement des personnes HPI (haut potentiel intellectuel) chez les enfants, adolescents et adultes; accompagnement des personnes hypersensibles.

Comment pratiquer la sophrologie ?

En individuel ou en groupe. 

Les séances individuelles permettent d’aller au plus profond de la personne. Les séances de groupe permettent un échange, un partage, elles permettent d’amplifier ce moment d’ancrage, de connexion à soi. Il n’y a aucun prérequis et chacun avance à son rythme.

Dans la pratique de la sophrologie il n’y a aucun conditionnement : pas de tenu vestimentaire spécifique, pas de musique, pas de bougie ou d’autres accessoires. Les techniques ont été conçues par le Pr Caycedo de la sorte à ce qu’elles soient simples et praticables dans n’import quel situation de la vie : dans les bouchons, dans le transport en commun, dans la salle d’attente, chez soi.

Il y a un seul critère, une seule condition pour que la sophrologie fonctionne :  la répétition. En effet, la sophrologie est un apprentissage : nous sommes en train d’apprendre notre corps et notre esprit d’agir autrement, de percevoir autrement, de vivre autrement. Et pour que cela arrive, une certaine régularité est indispensable. 

Sophrologie et HPI

En construction

Sophrologie et hypersensibilité

En construction

Le code de déontologie

En tant que sophrologue, je m’oblige à respecter le CODE DE DÉONTOLOGIE que vous pouvez consulter ici :

Les 4 principes de la sophrologie

Le principe de schéma corporel comme réalité vécue

Selon l’idée de Pr Caycedo, tout passe par le corps. Le corps est au centre de l’enseignement dans la sophrologie. Toutes ses techniques ont pour intention de nous aider à percevoir les sensations et d’autres phénomènes qui émergent à l’intérieur de nous. 

Nous percevons souvent notre corps uniquement de manière négative, quand nous sont malades, quand quelque chose nous fait mal. Or, notre corps nous “parle” tout le temps, sauf que nous ne l’entendons pas. 

Pour Dr Caycedo, “la conquête du corps est la conquête de l’esprit”. L’un des objectifs de la sophrologie caycédienne est donc de donner de l’importance à notre corps et de nous réconcilier avec lui. Pourquoi? Parce que l’image que nous avons de nous-même passe par le corps. La façon dont nous nous percevons se percute directement dans notre esprit. Le corps et le tremplin entre nous-mêmes et le monde extérieur. Le corps et l’esprit ne font qu’un: les changements physiques influent sur le mental tout comme pensées et émotions le font sur le corps. 

Le protocole de la sophrologie est fait de telle manière pour, au fur et à mesure, percevoir son corps à des niveau de plus en plus profonds: d’abord surtout sa forme, ensuite le mouvement, les sensations, la gravité, l’équilibre, le poids. Et enfin, nous avons des perceptions de plus en plus fines : les valeurs. Toutes les techniques de la méthode caycédienne se réalisent à travers la corporalité et s’orientent à la conquête du schéma corporel. Le schéma corporel c’est la représentation que chacun se fait de son corps.

Le principe de réalité objective

Le sophrologue doit comprendre et percevoir son propre état de conscience pour en tenir compte face à celui de la personne qui vient le voir, et ainsi pouvoir faire état d’objectivité. C’est pour cela qu’il doit continuer à pratiquer les techniques sophrologiques pour soi, afin de continuer à découvrir sa propre conscience, et de la maintenir en équilibre. C’est seulement ainsi qu’il pourra transmettre de façon cohérente tout ce qu’il recommande aux personnes. Dans le cas contraire, le sophrologue risque de proposer au sophronisant (la personne qui voit le sophrologie) plutôt une pratique qui fera du bien à lui, sans prendre en considération le besoin de son client ou patient.

Le sophrologue doit donc pratiquer la sophrologie en accord avec sa formation professionnelle et doit surtout pouvoir orienter la personne vers un autre sophrologue :

  • s’il ne se sent pas compétent de l’accompagner (car il est spécialisé dans l’autre domaine que celui pour lequel le sophronisant le sollicite)
  • si les problèmes indiqués par le sophronisant relèvent plutôt du domaine de la psychiatrie, ils ne devaient donc pas être abordés en séances de sophrologie.  

Le principe de la réalité objective s’adresse également directement au sophronisant. Par exemple, j’ai un examen important à passer ou je dois prendre la parole devant un grand public, ce qui peut être pour moi une source du stresse ou d’angoisse importante. La sophrologie me proposera des techniques pour y faire face : pour dépasser mes peurs et mes blocages, pour me détendre, pour mieux gérer mon stress ou d’autres émotions négatives. Elle m’apprendra à mieux respirer pour rester lucide, m’aidera à améliorer ma concentration et mon mémoire. Mais la sophrologie n’apprendra pas le sujet de mon examen ou de ma présentation à ma place, et surtout elle n’agira pas sur mes examinateurs en espérant qu’ils vont se comporter de telle ou autre manière. La sophrologie que Je pratique n’agit que sur ce qui me concerne directement, sur mon corps et mon esprit, pas sur celui des autres. Je ne pratique donc pas la sophrologie pour changer les autres, je la pratique pour me changer moi. 

Le principe d’action positive

Toute action positive dirigée vers la conscience se répercute positivement sur tous les éléments physiques. L’un des objectifs de la sophrologie est donc dynamiser le positif.

Toutes les techniques de la sophrologie respectent ce principe, c’est pour cela que d’abord Pr Caycedo, le précurseur et le fondateur de la méthode, et aujourd’hui sa fille Natalia Caycedo qui poursuit les travaux de son père, répètent  que la sophrologie (caycédienne) est “l’école  du positif de l’être”.

La répétition d’une habitude positive au quotidien mène à l’harmonie. Le vécu positif  de notre passé va nous permettre de construire notre futur positive. Autrement dit, si nous changions notre perception de notre passé en orientant notre attention sur le positif, cela nous permettra de voir notre présent autrement, nous pourrons alors construire notre futur plein de sens, avec l’enthousiasme et l’énergie positive.

Le principe d’adaptabilité

Toutes les techniques et théories qui composent la méthode Caycedo doivent s’adapter à la réalité des patients, clients ou élèves qui la pratiquent, et non l’inverse.

C’est lors de l’information pré-sophronique (dialogue pré-sophronique) quand on explique au sophronisant la technique que nous allons pratiquer. C’est le moment d’accueil et d’écoute. C’est le moment où le sophronisant peut exprimer son état d’être en arrivant, parler de sa réalité du moment, ce sur quoi se porte son attention et éventuellement ses attentes pour la séance. Et le sophrologue, en prenant en considération tout ce que le sophronisant lui a dit, va adapter  la technique proposée : en fonction de l’état physique du sophronisant, mais aussi psychique ou émotionnel.

Dans la méthode du Dr Caycedo il existe donc des protocoles qu’il faut suivre, mais si la personne n’est pas en mesure d’adopter la posture ou effectuer un exercice préconisé par la technique, on l’adapte, on change la posture en cours de la séance, parfois mêmes on ne fait qu’imaginer qu’on est en train de faire un exercice. Et on accueille les sensations et perceptions qui émergent dans notre corps. Comme le disait Dr Caycedo “peu import l’exercice, l’importance c’est la vivance”.